par Corentin

Coïncidence ou doigt d'honneur gigantesque à la communauté internationale et aux association écologiques ? Le Japon, pays connu pour faire la chasse aux majestueux cétacés depuis plusieurs décennies, a en effet décidé de reprendre ces activités dans l'Antarctique, dès aujourd'hui.

Une décision en directe opposition à la décision de la Cour de justice Internationale des Nations Unies de mars 2014 qui ordonnait justement au Japon d'arrêter définitivement de chasser les baleines. Malgré cela, le gouvernement japonais n'a pas semblé impressionné. Il faut dire que le Japon a continué la chasse à la baleine (pour des raisons scientifiques aussi bien que pour la consommation) alors même que la Commission baleinière internationale l'avait interdite dès 1986. Le Japon exploite en réalité une faille du moratoire qui autorise la pêche létale des baleines "à des fins scientifiques".

  • A partir d'aujourd'hui, date du début de la fameuse COP21 qui a lieu en France jusqu'à mardi, le Japon va donc envoyer plusieurs baleiniers, un "vaisseau-mère" accompagné de deux autres navires pour un équipage total de 130 personnes, en Antarctique pour une mission qui durera environ quatre mois, du mois de décembre 2015 à mars 2016. L'Agence japonaise de la pêche a également expliqué les motivations et les objectifs de la mission dans un communiqué : "Les baleiniers de recherche partiront pour cette nouvelle mission de recherche dans l'Antarctique le 1er décembre 2015".

    Une mission de "recherche", donc, qui vise à pêcher pas moins de 333 spécimens de baleines de Minke par an. Un chiffre qui fait pâlir mais qui n'est rien en comparaison du précédent quota qui était d'environ 900. Le programme prévoit de s'étendre pendant douze ans, ce qui porterait le nombre de baleines assassinées au nombre de 3996 (c'est le nombre prévu par l'Agence japonaise).
  • Un nombre hallucinant qui est apparemment "nécessaire" dans le but de récolter des informations concernant l'âge de la population de baleines. Un "recensement" un peu spécial qui vise à définir un plafond de capture pour éviter de menacer l'espèce. Un des portes-paroles de l'Agence japonaise explique : "Nous avons présenté notre dernier plan qui prend en compte les recommandations formulées dans le rapport du comité scientifique (de la CBI) de juin, et nous pensons que toutes les procédures nécessaires ont été effectuées".

    Malgré cette justification scientifique déjà douteuse, ce n'est pas un secret pour personne que les traditions japonaises font de la baleine un mets particulièrement apprécié des gourmets. Il n'est pas rare de pouvoir trouver des morceaux de baleines pêchées "légalement" dans certaines assiettes (moyennant finances, puisque la viande de baleine n'est pas donnée). L'association Sea Sheperd n'a donc pas hésité une seule seconde à annoncer que son bateau, le Steve Irwin, prendra la mer dès cette semaine pour veiller à ce qu'aucune activité illégale n'ait lieu.
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