Retraites : les bénéficiaires actuels ne vont pas toucher la revalorisation ? On fait le point

Contrairement à ce que promettait le candidat Emmanuel Macron, la réforme des retraites ne devrait pas concerner les retraités actuels.

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Le gouvernement vient encore d’annoncer un nouveau retard sur le front de la réforme des retraites… En effet, ce lundi 12 décembre, lors de la réunion du Conseil National de la Refondation, Emmanuel Macron a annoncé que le contenu du projet de loi ne serait pas rendu public le jeudi 15 décembre comme prévu, mais certainement le 10 janvier prochain. « Cela permet d’avoir quelques semaines de plus pour que celles et ceux qui viennent de prendre des responsabilités puissent, sur quelques éléments clés de la reforme, échanger avec le gouvernement », a assuré le président de la République. Mais contrairement à ce que promettait le candidat Macron au printemps dernier, les retraités actuels ne devraient pas bénéficier de cette mesure.

La présentation du texte de réforme des retraites encore ajournée !

Ce jeudi 15 décembre 2022, Elisabeth Borne était censée dévoiler le texte de réforme des retraites. Finalement, cette présentation n’aura lieu que le 10 janvier prochain, a annoncé Emmanuel Macron ce lundi 12 décembre,
à l’ouverture de la deuxième session plénière du Conseil national de la refondation.

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Cela dit, cet ajournement n’a pas modifié le reste calendrier. En effet, l’entrée en vigueur de la réforme sera toujours pour l’été 2023. Elisabeth Borne va entamer « une série de rencontres avec les présidents de groupes parlementaires » les 13 et 14 décembre, selon Matignon. « Les organisations professionnelles et les organisations syndicales » seront de nouveau reçues « la semaine du 2 janvier ». Le texte de la réforme des retraites devrait ensuite être adopté en conseil des ministres, soit le 18, soit le 25 janvier 2023.

Qui est concerné par la réforme en 2023 ?

La réforme des ne devrait malheureusement pas concerner les retraités actuels. La génération née du 1er juillet au 31 décembre 1961 devrait être la première concernée, selon les colonnes du journal Les Echos.

En 2023, la retraite minimum devrait donc passer à 1 200 euros bruts par mois. Mais cette mesure ne devrait en effet s’appliquer qu’aux nouveaux et non aux actuels. Ce nouveau dispositif pourrait ainsi priver plus de 5 millions de personnes de la revalorisation. « C’est de la discrimination, en plus beaucoup de retraités ont des revenus qui ne sont pas à ce niveau-là, ainsi, ils sont mis à l’écart », déplore un homme actuellement à la retraite, sur France Info.

Une fausse promesse

Pourtant, durant toute sa seconde campagne, pour sa réélection, Emmanuel Macron, n’a eu de cesse d’évoquer son souhait de revaloriser les pensions des retraités actuels. « Y compris pour les retraités actuels. Quelqu’un qui nous écoute aujourd’hui et qui est à 990 euros, qui a eu une carrière complète (…) je souhaite qu’on puisse le monter à 1 100 euros », avait-il déclaré le 15 avril 2022. Fausse promesse ?

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Ainsi, huit mois plus tard, le ministre en charge de la réforme revient sur les promesses du candidat Macron. En effet, ce dernier a annoncé que la réforme des retraites ne concernera que les futurs retraités.

Pour mémoire, alors qu’aujourd’hui la pension minimum s’élève à 75% du SMIC, le gouvernement veut la porter à 85%. Soit environ 1200 euros par mois… Une facture de deux milliards d’euros !

« Dès le départ, c’était une fausse annonce (…). Le gouvernement cherche avant tout à faire des économies ». C’est ce qu’a déploré Catherine Perret, secrétaire général de la CGT, sur France Info.

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