par Brice

Alors oubliez les lions, tigres ou autres panthères, car vous ne resterez pas insensible à ces dix autres specimens. Plus petits, moins impressionnants, ils sont malheureusement bien souvent méconnus du grand public, mais ils méritent toute notre attention.

Les grands félins se taillent sans problème la part du lion lorsqu'il s'agit d'attirer l'attention. On admire sans problèmes leur puissante musculature ou leur fabuleux pelage rayé ou tacheté. Oui, mais aujourd'hui, les grands félins ne sont pourtant pas les plus répandus !

En effet, la majorité des espèces de cette famille sont plutôt petits. Du désert du Sahara aux forêts de la Sibérie, plus d'une trentaine d'espèces de petits chats rôdent derrière les dunes ou sous les souches d'arbres. Et, bien que certains ressemblent largement aux spécimens qui se blottissent sur vos genoux (quand sonne l'heure des croquettes), ces chats sont bien plus sauvages et différents. D'ailleurs la plupart se fondent tellement bien dans le paysage que les scientifiques ont du mal à les observer :

  • Leopardus Guttulus

    Ce petit chat tacheté n'a pas encore de nom commun. La raison ? Les scientifiques ignoraient tout de son existence jusqu'à l'année dernière. C'est grâce à des marqueurs moléculaires et la comparaison de séquences ADN que les chercheurs l'ont repéré (il était temps). Peuplant les forêts tropicales du sud du Brésil, les scientifiques pensaient d'abord qu'il appartenait à la famille des adorables oncilles, mais bien que similaire à ce dernier, le Leopardus guttulus ne s'est jamais croisé à lui. Pas encore ...

  • Le margay

    Le margay, ou chat-tigre pour les intimes, fait partie des nombreuses espèces de petits chats tachetés d'Amérique du Sud. Mais ce chasseur nocturne a une petite particularité que ne possèdent pas ses voisins. Son terrain de chasse favori ? Les arbres d'où il tente d'attraper tout ce qui passe, de la grenouille à l'écureuil (tout on vous dit). Mais il est également capable de piéger ses proies en imitant leur cri. Un chaton futé, à ne pas prendre à la légère.

  • Le chat bai ou chat doré de Bornéo

    Il est tellement discret qu'il a fallu plus d'un siècle aux chercheurs pour pouvoir en étudier un en direct. Avec sa fourrure rousse et le dessous de sa queue blanc, ce chat a été nommé en 1874 à partir d'un crâne et de morceaux de peaux. Les naturalistes ont dû ensuite attendre 1992 avant de pouvoir observer un spécimen vivant. Aujourd'hui encore, bien que protégé sur l'ensemble de son territoire, les chercheurs ignorent à peu près tout de son mode de vie, et c'est aussi bien comme ça finalement.

  • Le serval

    Rôdant dans les prairies de l'Afrique sub-saharienne, le serval ressemble bien à un chat, mais sur échasse. Facilement reconnaissable à ses pattes immenses et ses larges oreilles rondes, le serval possède toutes les qualités physiques pour repérer sa proie au-dessus des longues herbes de la plaine. Il peut faire des bonds de plus de 3 mètres de haut et attraper les oiseaux en vol. Facile à domestiquer, son croisement avec les chats domestiques a créé une nouvelle espèce, le chat Savannah.

  • Le chat de Pallas

    Chat grognon en approche. Peu réputés pour son air avenant, le chat de Pallas vit en Asie centrale et il est surtout connu pour sa fourrure épaisse. Sa grosse tête et ses petites oreilles lui donnent cet air perpétuellement fâché. Ce chasseurs solitaire se terre avant de sauter sur la première proie inconsciente qui passe. D'ailleurs, ce chat sauvage est totalement impossible à apprivoiser. Alors, pas de grattouille entre les oreilles au programme. 

  • Le jaguarondi

    Alors ne vous fiez pas à sa taille, le jaguarondi est bien plus proche des grands félins que ses copains. Son ancêtre, arrivé en Amérique il y a environ 8 millions d'années, est lié à l'explosion des félins du Nouveau Monde, comme le puma (son cousin vivant le plus proche). Pourtant, l'air de famille n'est pas si frappant que ça. Facile à domestiquer, il serait le seul chat à vivre en couple. Habitant les forêts et plaines du Texas à l'Argentine, le jaguarondi mesure plus ou moins 70 cm de long avec un poil foncé aux reflets roux et peut pousser 13 cris différents. Pas mal hein ?

  • Le chat à tête plate

    Lui, il porte bien son nom ! Une allure étrange, de grands yeux, de petites oreilles et un pelage multicolore, il ressemble un peu à une civette. Mais ne vous y trompez pas, ce chat est parfaitement adapté à un environnement aquatique : pattes semi-palmées, petite queue, griffes semi-rétractiles et des canines bien plus longues et aiguisées que prévu. Tout cela pour attraper poissons et proies glissantes dans les marécages de Sumatra, Bornéo… Mais, personne ne sait combien de temps il pourra continuer à le faire. Avec la destruction de plus de 70% de son habitat, la sauvegarde de ce chat devient urgente. Tiens, tiens, étonnant.

  • Le chat d'Iriomote

    Cette sous-espèce du chat-léopard est, comme son nom l'indique, endémique de l'île japonaise d'Iriomote. Avec moins de 30.000 hectares, l'espace est restreint pour cet animal solitaire et nocturne. Et cela présente un problème de taille pour les écologistes. Avec à peine une centaine de spécimens encore en vie, le chat d'Iriomote est en danger critique d'extinction. Le défi est de trouver un nouvel habitat afin de permettre à leur population de survivre. Vous la voyez venir l'extinction vous aussi ?

  • Le chat des sables

    Celui-ci est un compétiteur de taille pour le plus petit félin au monde. Il pourrait également participer au concours du félin le plus mignon aussi… Très loin des podiums, eux préfèrent de loin les déserts arides d'Afrique et d'Asie. Malgré des environnements extrêmes, le chat des sables possède des atouts physiques lui permettant de vivre là où aucun autre chat ne le peut. Son épaisse fourrure l'isole du froid de la nuit alors que des poils noirs sur ses pattes le protège du sable brûlant. Le petit plus ? Ces poils noirs spécifiques rendent ses traces quasi-invisibles ...

  • Bon, contrairement à ses cousins minuscules, le chat sauvage semble plutôt bien se porter. Ils sont d'ailleurs assez similaires aux chats domestiques (ce sont très probablement leurs ancêtres). La séparation génétique entre les deux espèces se sépareraient d'ailleurs il y a environ 10.000 ans, dans le Croissant Fertile. Son territoire est assez large et couvre l'Europe, l'Asie occidentale et l'Afrique. Les chats sauvages sont un peu plus larges et costauds, avec de plus longues queues, que leurs descendants domestiques. Voilà, les présentations sont faites. Une préférence ?

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