par Julie

Biologiste marin et explorateur émergent du National Geographic, David Gruber a découvert avec son équipe que les requins étaient des créatures biofluorescentes et que leurs molécules étaient également antibactériennes. 

  • En collaborant avec son équipe, ils ont mis au point des lumières et des filtres de caméra qui leur ont permis d'observer les requins sous l'eau. Grâce à leur travail, ils ont découvert la biofluorescence présente dans nombreuses espèces aquatiques. En effet, les requins au large des côtes de l'Atlantique et du Pacifique, communiquent entre eux en libérant une certaine lumière rougeoyante sur leur peau. Cette capacité de signalisation n'est pas visible à l'œil nu, mais uniquement avec un appareil spécifique. 

  • Des scientifiques ont récemment effectués des recherches montrant que les tâches et les rayures vertes lumineuses sont en réalité créées par une voie différente de toute autre forme connue de biofluorescence. Cela implique des molécules jusqu'à lors inconnu de la science. Selon David Gruber, ces molécules semblent aussi agir comme des agents antimicrobiens dans le corps du requin.

  • Les scientifiques connaissent plus de 200 espèces de requins, de poissons et de tortues marines qui brillent. Mais il existe aussi de nombreux invertébrés qui sont également connus pour briller, comme des coraux ou bien des crustacés. Lorsque la lumière bleue, présente dans l'eau de mer, est absorbée par les pigments de la peau, la biofluorescence apparaît, réémise en vert. Les animaux produisent leur propre lumière par une série de réactions chimiques ou accueillent d'autres organismes qui produisent eux même la lumière. C'est un processus d'instinct.

  • David Gruber a fait appel à une équipe interdisciplinaire de scientifiques afin d'étudier des échantillons de peau de requin. Suite à cela, ils ont envoyé les échantillons aux chimistes Hyun Bong Park et Jason Crawford, à Yale. Les scientifiques se sont rendus compte qu'il s'agissait d'un pigment qui n'avait jamais été vu auparavant. ParkCrawford et leurs collègues ont effectué plusieurs tests pour enfin découvrir qu'il s'agissait d'une forme de métabolite. 

  • Les scientifiques ont constaté que les métabolites présentes dans la peau du requin tuaient également les bactéries potentiellement nocives. Même si Crawford doute qu'elles s'avèrent utiles comme les antibiotiques chez l'humain, il note tout de même que cela pourrait être un moyen naturel de protéger la peau d'une infection microbienne potentielle. Les métabolites pourraient aider à protéger les requins contre les coups de soleil causés par les rayons UV sous l'eau. L'étape suivante consiste à déterminer comment les requins fabriquent ces composés. M.Crawford dit qu'ils espèrent continuer à "essayer de décoder la chimie de ce monde coloré". De telles recherches "attirent l'attention sur le fait que ces animaux sont bien adaptés, beaux et impressionnants", dit Gruber.

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