par Brice

Une photo prise par l'ancien dresseur et ex-bourreau Sam Haddock nous montre la torture infligée aux éléphants dans les cirques, où se pavanent encore aujourd'hui nos enfants.

Sam Haddock est maintenant un héros pour les animaux mais, pendant des années, il fut un bourreau. Sam Haddock était un dresseur américain qui travaillait pour des cirques de 1976 à 2005, dans des camps de reproduction et d’entraînement pour éléphants.

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Lorsque sa femme devint gravement malade, il cessa de travailler pour s’occuper d’elle. Elle, qui n’avait jamais aimé ce que les éléphants enduraient au cirque, surtout les bébés, dit un jour à son mari : "Je sais que tu feras ce qui est bien". Suite à son décès, Sam Haddock prit contact avec PETA, un très grand organisme de défense des animaux, pour lui confier plusieurs photos, ainsi qu'une déclaration. Depuis, Sam est lui aussi décédé, mais son geste continue d'aider les animaux.

L'une de ces photos, la voici. On y voit une rangée d'éléphanteaux parqués dans une pièce sombre, en béton, enchainés aux murs avec des cordes.

  • © Sam Haddock/PETA
  • Mais cette photo ne représente qu'une partie de ce triste voyage, qui commence le jour où les bébés sont arrachés de force à leur mère. Le processus est un véritable crève-cœur, tant pour les mères et que pour les bébés - comme nous le montre que cette vidéo difficile.
  • Voici un résumé d'une partie de sa déclaration écrite : "Les bébés éléphants sont enlevés à leur mère vers l’âge de 18-24 mois. La relation est alors coupée. Lorsqu’on arrache le petit à sa mère, celle-ci est enchaînée au mur par les pattes. On attrape alors le bébé et on tire. Le bébé se débat et, souvent, la mère crie beaucoup.

    Cela requiert environ 6 ou 7 employés pour contrôler le bébé. On l’emmène au côté opposé de l’établissement, avec d’autres bébés, et la mère reste dans l’enclos des naissances. Les bébés sont alors attachés 23 heures par jour. Parfois, on entendait les bébés pleurer quand ils réussissaient à voir leur mère à l’extérieur. Ils avaient des lésions à force de tirer sur leurs cordes.

    On les habitue alors à être manipulés par des humains. On utilise un « bullhook » pour les forcer, et des gâteries pour les distraire. On ne les laisse jamais gambader librement, car le but de leur entraînement est d’écouter ce qu’on leur dit de faire. Lors de ces séances d'entraînements, on mettait de la musique rock and roll et on montait le volume à fond pour ne pas entendre les cris du bébé. Au début, les bébés résistent, mais à la longue, ils abandonnent, incapables de se libérer de leurs cordes. J’ai donné à PETA des photos prises lors de ces entraînements."

  • Voilà. Pendant que les enfants rêvent d’aller au cirque, les animaux rêvent certainement de s’en évader. Sous l’or de la fête, il n’y a qu’une bien triste réalité : des animaux prisonniers contraints d’exécuter de pénibles numéros. Une vie de souffrance pour 10 minutes de spectacle, est-ce bien nécessaire ?
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